Dieudonné, Désir, Taubira ou Le malaise nègre

Résumé

Comme on n’en a décidément pas fini avec l’affaire Dieudonné, je vais donc rappeler un peu le noeud du problème en tenant compte de tous les paramètres. Chacun son truc.

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À très peu de temps d’intervalle, en cette fin d’année 2013, on vient de voir se manifester les limites de l’assimilation à la française, qui concerne plutôt les Arabes normalement, mais a pris le « masque noir » qui lui va finalement assez bien. Dans ce sens, cela signifie plutôt que les « Arabes » ne se sont pas encore complètement intégrés comme français, alors que les Noirs le sont. Pour faire bref, dans le conflit politique (non racialisé) qui oppose Christiane Taubira à Manuel Valls, il ne faut pas oublier que c’est Valls l’immigré et Taubira la Française de souche. J’ai un peu l’impression que certains l’oublient, dans tous les camps. La question de l’intégration ne se pose pas pour les anciens Noirs français.

La confusion règne depuis une quinzaine d’années parce que les politiques de tout bord ont capitulé face à l’agenda raciste du Front national. On peut même parler d’un vote progressif des pleins pouvoirs au néo-pétainisme. Marine Le Pen a eu raison récemment de remarquer cette hégémonie de son parti sur la vie politique. Dans un sens, elle a aussi raison d’affirmer son recentrage puisque le racisme n’existe plus que comme un arrière-goût exotique du cocktail : le « je me comprends » de l’ancien sketch d’Élie et Dieudonné, ou comme stigmatisation inefficace. Tout ça, c’est du symbolique, maladie professionnelle des intellectuels.

Disons que le dernier dérapage de Dieudonné est bien tombé. On venait d’annoncer la remontée du chômage en novembre. Le mois précédent, Michel Sapin se réjouissait que le président François Hollande soit en passe de gagner son pari d’en inverser la courbe, sur la base de l’amélioration d’octobre. Les amateurs de complots pourraient penser Lire la suite « Dieudonné, Désir, Taubira ou Le malaise nègre »

Du terrorisme

Résumé

L’analyse du terrorisme n’est pas celle de la petite délinquance ou une psychanalyse.


Comme pour l’acte terroriste de 2011 en Norvège (69 jeunes militants de gauche tués directement par Anders Behring Breivik, plus 8 autres personnes avec un attentat à la bombe), celui de Montauban et Toulouse (trois militaires, puis trois écoliers juifs et un rabbin tués par Mohammed Merah) était le fait d’un individu isolé. Mais dans un cas comme dans l’autre, ils relèvent bien d’une idéologie politique. Le premier se revendique de l’idéologie d’extrême droite contre l’invasion musulmane, le second du soutien à la cause palestinienne et afghane. C’est bien la motivation exacte de leurs actes.

Dans les deux cas, on peut considérer qu’il s’agit de fous qui se sont monté la tête ou considérer qu’on la leur a montée, par un discours obsessionnel sur ce même thème, chacun d’un point de vue opposé. Le fait est que nous devons tous structurer le flot d’informations qui nous assaille. On peut se résigner à ce qu’un petit pourcentage pète les plombs. Ce terrorisme fonctionne sur le principe : « il faut faire quelque chose » pour réagir à tout ce qu’on nous montre. L’engagement politique de chaque individu correspond toujours à ce qu’il considère comme crucial, mais qui n’est souvent que le résultat d’une dramatisation médiatique ou partisane. C’est le cas de la majorité des opinions. Il faut toujours en être conscient.

On peut même se demander si le terrorisme n’est pas simplement une surenchère publicitaire qui souligne l’importance d’un problème sans même prétendre lui apporter des solutions, un peu comme les candidatures de témoignage aux présidentielles actuelles. Les philosophes disent qu’« ils ne font que poser la question » et Raymond Devos disait que ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut se taire. Au final, même si ce n’est pas le seul objectif (conscient) du terrorisme, le seul véritable résultat est de passer à la télé. Les médias sont une instance de légitimation mal comprise qui mélange les réussites et les échecs. En fait, comme je le disais à propos de l’affaire DSK, le véritable but de la vie devrait être plutôt d’éviter de devenir un fait divers. Si on échoue, on peut toujours raconter son histoire pour se reconstruire. Mais cela n’en fait pas une réussite. Le tort des médias (ou de la littérature auparavant) est d’entretenir l’ambiguïté pour trouver des gros titres pour le temps que ça dure.

On peut aussi s’interroger sur ce jeune terroriste de Toulouse. À 23 ans, ce tout petit délinquant était allé, paraît-il, se former en Afghanistan. Il était surarmé et extrêmement déterminé dans ses meurtres, et a pourtant été repéré par l’adresse Internet de sa mère. À son échelle, c’est une sorte de trajectoire étrange à la Lee Harvey Oswald. Qu’il soit isolé ou membre d’un groupe a une importance pour la prévention d’autres attentats. Mais en terme d’explication, la motivation politique d’un groupe correspond simplement à celle de ses membres, avec leurs histoires et leurs compétences personnelles. Dans tous les mouvements politiques, la radicalité est aussi une affaire de stratégie individuelle dans le cadre de tendances internes. Le terrorisme en est un des résultats possibles.

Le débat s’est immédiatement porté sur la question de la stigmatisation des musulmans dans leur ensemble. Il ne faut pas s’en étonner. Mais c’est un bon exemple d’inefficacité intellectuelle symétrique à celle des terroristes, car cela ne permet en rien de savoir ceux qui passeront à l’acte, et cela accentue au contraire la révolte de certains. On comprend que la tendance antimusulmane soit tentée d’en profiter en jouant la provocation (tout en prétendant le contraire). Il existe toujours des personnes qui jettent de l’huile sur le feu et qui peuvent en tirer un avantage quelconque.

Cela ne signifie pas qu’il doive exister un politiquement correct en la matière. On ne va pas nier qu’il existe un terrorisme arabe ou islamique. Certaines explications peuvent donner cette impression. Pour prévenir le racisme, elles mélangent l’absence de généralisation et négation du phénomène. C’est une maladresse intellectuelle. Les antiracistes ne sont pas obligés d’être de grands dialecticiens. Réciproquement, les racistes qui ne se privent pas de profiter de cette faiblesse sont aussi faux culs et pinailleurs que les intellos de l’autre camp face à un flot d’informations qu’ils doivent structurer eux aussi. Mais ce n’est pas excuser le phénomène qu’essayer de le comprendre (c’est d’ailleurs la tache des services de renseignement pour pouvoir l’anticiper). Et la répression excessive est aussi contre-productive. On peut rappeler que la peine de mort existait auparavant sans avoir fait disparaître la criminalité.

Il ne faut pas s’étonner non plus que le terrorisme islamique bénéficie même d’une sympathie ou d’une indulgence dans la communauté musulmane. Ce terrorisme défend la cause arabe, palestinienne ou islamique. Ceux qui font semblant de s’étonner que les Arabes soutiennent les Palestiniens ou que les juifs soutiennent les Israéliens ne sont pas très sérieux. La méthode philosophique de l’étonnement relève du manque d’information ou d’un formalisme idiot. Il ne faut pas confondre le point de vue de Sirius et celui d’un extraterrestre. Dans des crises de ce genre, chaque camp peut déplorer ou condamner les moyens extrêmes, mais leurs membres soutiennent majoritairement leur cause de part et d’autre. Et la plupart du temps, ils peuvent en justifier les dérives.

Mais il ne faut pas oublier non plus que le principe du terrorisme, comme les récentes révolutions arabes, signifie aussi que les musulmans, réputés résignés, ne se laissent plus faire. Le terrorisme n’est pas le résultat d’un déficit démocratique mais la conséquence même de l’extension de la démocratie. Il n’y a pas que des bons côtés. C’était le cas du terrorisme occidental depuis les nihilistes russes du XIXe siècle jusqu’aux gauchistes de la fin de la guerre froide. Ce n’est pas non plus seulement une question d’origine, car ce terrorisme était alors international. Il pourrait aussi s’agir de convertis ou de réseaux de solidarité (le cas s’est produit entre les Basques et les Bretons, Action directe, l’IRA et les Palestiniens, etc.). Aujourd’hui, on peut remarquer que les masses musulmanes prennent conscience de la mondialisation et y participent individuellement. Ce qui est aussi une preuve d’intégration à la modernité, contrairement à ce que les terroristes (de chaque bord) croient eux-mêmes. Il faut toujours s’attendre à un petit nombre de réactions extrêmes, éventuellement encouragées par un certain anti-intellectualisme, considéré comme trop réformiste. Il est significatif que ce soit un petit voyou qui se lance dans l’action directe.

Condamner la violence peut aussi relever de l’hypocrisie et de la stratégie. Quand il s’agit de politique, ce calcul est toujours présent. Le terrorisme est un acte de guerre. Le fait qu’il ne s’agisse pas d’une violence d’État pose un problème pour le traitement des combattants, comme le montre la situation actuelle à Guantanamo. Mais bien que le terrorisme soit plus autonome, ses opérations obéissent au même principe que celles d’un militaire. Si on parle de « stratégie du choc » de la part des États, la stratégie est la même de la part du terrorisme. Le terroriste sait ce qu’il fait et planifie ses actes. Il prend ses responsabilités et joue également sa propre vie. On ne peut pas leur opposer simplement les victimes qu’il provoque. Quand un gouvernement légitime lance des bombes sur une population, il ne tue pas que des militaires non plus. C’est d’ailleurs une des motivations de ces terroristes, et cette réprobation est une opinion assez commune. Quand on déclenche une guerre, il faut donc savoir qu’un certain nombre d’actes terroristes en sera une conséquence collatérale. La guerre moderne n’est pas une guerre en dentelle entre deux suzerainetés. Elle a un tour idéologique qui correspond à ce qu’on appelle la guerre totale. Il faut se rappeler qu’une partie des opérations depuis la Seconde Guerre mondiale relève de la qualification de crime de guerre. Mais c’était aussi le cas auparavant. C’est la qualification qui n’existait pas.

Le fondement moral de la guerre totale est le rétablissement de l’ordre, mais il faut qu’il soit perçu comme juste. Dans les deux cas récents, il ne faut pas sous-estimer le discours de terroristes. On ne parle pas de délinquance et de vengeance personnelle, comme dans les assassinats dans les écoles aux États-Unis, quoique ce soit aussi souvent des cas intermédiaires quant aux motivations. L’analyse du problème terroriste n’est pas une question de sensibilité envers les victimes. Un terroriste, même déséquilibré, peut justement être considéré comme quelqu’un qui se révolte devant l’indifférence du public face au sujet qui le motive. Il choisit la violence en croyant changer les choses plus rapidement, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il ne sert pas sa cause auprès du public.

La réprobation de la violence est ambiguë. Si les Tibétains se livraient au terrorisme, leur cause serait certainement moins populaire. Or il faut bien admettre qu’ils veulent rétablir une théocratie qui a été renversée par les Chinois à une époque ou la Chine bénéficiait d’une certaine sympathie révolutionnaire. C’est cette invasion en 1959 qui a aboli le servage. Est-ce qu’on les soutient dans un projet de rétablissement de traditions archaïques qu’on condamnerait ailleurs ? Inversement, Margareth Thatcher considérait Mandela comme un terroriste, puisque le mouvement de l’ANC avait utilisé la violence. Mais sa cause était juste. Et Mandela a été considéré comme un grand homme (sauf par quelques nostalgiques) quand il a opté pour la réconciliation.

On voit que la question de la méthode l’emporte sur la cause, car on sous-estime le rôle du maintien de l’ordre. Il se situe dans le cadre du principe wébérien du monopole de la violence légitime accordé à l’État. On constate d’ailleurs qu’elle est aussi contestée quand un gouvernement autoritaire massacre sa propre population (malgré quelques tergiversations au cas par cas). L’idée générale est donc que la violence n’est pas une bonne méthode. Le véritable motif de ne pas tolérer la violence en général et le terrorisme en particulier, correspond au fait de ne pas provoquer une escalade dans la vendetta et la guerre civile. Mais ce mécanisme n’est pas forcément bien intégré, d’où l’appel implicite à la vengeance par les provocateurs.

Le rôle du pouvoir souverain est d’arrêter la violence. Contrairement à sa réputation de boutefeu, on peut remarquer qu’au cours de la cérémonie rendant les honneurs aux militaires tués (les enfants juifs et le rabbin ont été inhumés en Israël), le président Sarkozy a justement évité de jeter de l’huile sur le feu en condamnant explicitement la vengeance et en appelant à l’unité nationale. La police et le patron des renseignements ont fait des déclarations très explicatives, sans doute parce que leur efficacité avait été mise en cause. On peut penser que les policiers auraient préféré pouvoir éviter le massacre de l’école et qu’ils ont fait profil bas. Espérons que ce comportement raisonnable va durer et que la période de campagne présidentielle ne va pas faire dégénérer la situation. Au fond du fond, le choix du terrorisme individuel, ou du terrorisme d’État, est précisément de préférer les actions symboliques à l’analyse correcte de la situation, qui suppose des informations exactes et des réactions adaptées aux problèmes.

Le FN, l’immigration, et les demi-mesures

La récente publication du livre de la journaliste Claire Checcaglini, sur son infiltration dans le Front national, l’a montré. La dédiabolisation du FN qui prétend s’appuyer sur la défense du peuple, de la classe moyenne, ou de la classe ouvrière et un leurre qui masque la persistance du discours anti-immigration, raciste et antisémite. Le programme social du FN est toujours celui qui lie le chômage et l’immigration, comme le discours nazi liait le chômage allemand de l’Entre-deux-guerres et les juifs.

Il faudrait d’ailleurs remarquer à ce propos que le chômage était bien plus important à l’époque. Et la Grande crise frappait les Allemands sans distinction, parce que c’est comme ça que la question se posait alors. Ce sont les nazis qui faisaient des distinctions entre les Allemands selon leur religion. Les juifs allemands étaient autant « de souche » que les autres. On peut constater qu’on adopte aujourd’hui les classifications nazies pour parler des juifs, en se prétendant laïques. On est bien dans le schéma culturel du Front national.

Car ne l’oublions pas. Le chômage en France frappe bien davantage les enfants d’immigrés que les Français de souche blancs. « Blanc, normal », comme disait Coluche dans « L’histoire d’un mec ». C’est davantage la « peur » du chômage qui touche les classes populaires blanches. Le chômage réel concerne plus spécifiquement les fermetures d’entreprises et d’usines. Elles touchent d’ailleurs des anciens fils d’immigrés ou les immigrés récents qui y travaillent. Ce phénomène concerne la nouvelle division internationale du travail qui n’est certainement pas de la responsabilité des immigrés. Comme je l’ai déjà dit, si on y réfléchit un peu, les immigrés auront plutôt été, au cours des années 1960-1990, le moyen d’éviter les délocalisations par une importation de main-d’oeuvre, pour produire à bas coût sur le territoire national, en permettant aux métropolitains de profiter d’une promotion sociale.

Ce sont aussi les immigrés récents qui ont supporté le chômage par la non-intégration de leurs enfants depuis les années 1980. Les chiffres du chômage sont faux. Outre la discussion habituelle sur les méthodes de mesure, quand on parle de 10-15 % de chômeurs, on parle en fait de 5 % de chômage chez les Français de souche blancs, et de 30-50 % de chômage dans les banlieues. Comme je l’ai déjà souligné, on constate la différence avec ce qui se passe dans les pays comme l’Espagne ou la Grèce. En l’absence d’une forte immigration, c’est la jeunesse « de souche » qui est exclue du monde du travail (les immigrés sud-américains en Espagne sont considérés comme culturellement proches). On voit ici l’avantage des statistiques ethniques pour comprendre certains phénomènes.

Il faut souligner aussi que les Beurs français, toujours considérés comme des immigrés, ont généralement grandi en France. La fameuse « Marche des Beurs » date de 1983, il y a presque trente ans. Si on considère qu’ils avaient à l’époque entre 15 et 30 ans dans leur grande majorité, ils ont donc maintenant entre 45 et 60 ans ! Certains doivent être grands-parents aujourd’hui. Et on parle toujours d’« intégration », à droite et à gauche. Le discours d’extrême droite est décidément bien la norme.

Puisqu’il en est ainsi, autant y aller franco ! C’est le cas de le dire. Le discours du FN considère que l’immigration est une force de travail temporaire qu’on tolère quand on en a besoin, dans l’intérêt national, et envers laquelle on n’a aucune obligation, même pas les prestations sociales légales pour lesquelles ils cotisent. C’est une conception « sociale » et « populaire » un peu spéciale. Mais passons ! Puisque ce discours est la norme, appliquons-le jusqu’au bout. Les mines de charbon qui ont fait la force de l’industrie française ont fermé depuis longtemps. Les usines automobiles sont délocalisées. Il est temps de se concentrer sur les produits de luxe et à forte valeur ajoutée. Les immigrés polonais, espagnols, portugais, italiens et autres nous ont bien été utiles. Certains d’entre eux comme Montant, Reggiani, De Funès et autres nous ont bien divertis. Mais ce n’est pas la peine que leurs rejetons s’incrustent inutilement. On ne leur doit rien. On doit réserver les emplois aux Français de souche. Pas de politiquement correct… On peut renvoyer aussi chez eux les « juifs étrangers », comme en 40. Et franchement…, tout ces Pieds-noirs qui « ont choisi » la France et qui ne sont décidément toujours pas intégrés cinquante ans après… Les trois points graphiques sont un hommage à Céline.

Mais ce n’est pas suffisant. Il faut aussi tenir compte de l’immigration intérieure des régions françaises vers la capitale ou les anciens bassins d’emploi. Ce que nous avait très bien montré le démographe protectionniste Emmanuel Todd. Les Occitans des années 1970 voulaient vivre et travailler au pays (« Volem viure e trabalhar al païs »). Qu’ils retournent chez eux, avec les Bretons, les Limougeauds, les Auvergnats, les Corses, les Antillais, les cht’is…

On constate que ce modèle économique du FN est celui d’une extrême droite encore plus traditionnelle qu’on le croyait. Il s’agit du principe féodal qui « attachait le paysan à sa glèbe », comme on nous l’enseignait dans les écoles dans les années 1960. Je ne sais pas si c’est toujours le cas. Les traditions se perdent. Et on pourrait instaurer un carnet de circulation pour les ouvriers, comme en France au XIXe siècle, dans l’ancienne URSS, ou en Chine actuelle, et rétablir des barrières d’octroi pour les marchandises, un passeport intérieur et un « droit de cité ».


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