Hollande déçoit ?

Résumé

La déception causée par Hollande est proportionnelle aux illusions. Mais on peut vouloir continuer de retarder le moment de payer sa part de l’addition.

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Mémoire courte

Au bout d’un an de mandat présidentiel de François Hollande, l’impression générale est à la déception. Certains se croient malins en disant qu’ils n’attendaient rien de lui, mais ils sont déçus quand même. Faudrait choisir ! Les plus cohérents sont les humoristes qui ont toujours dit qu’ils allaient regretter Sarkozy, d’abord en rigolant, mais on les sent de plus en plus sérieux, pour le coup. Au moment de faire les comptes annuels, ils commencent à rire jaune. Sous Sarko, c’était pas la crise pour tout le monde. On en était venu à penser que le but de la politique était de nous faire rire. C’était le bon temps…

Les poissons rouges n’ont pas de mémoire. Au premier tour de bocal, ils ont oublié que la déception a commencé le lendemain de l’élection de 2012. Lire la suite « Hollande déçoit ? »

Boycott ou pas boycott

A propos de l’affaire de droit commun Florence Cassez, le boycott du Mexique, a été proposé par le gouvernement et par Martine Aubry. Il y a peu, nous avions assisté à l’interdiction d’une réunion avec Stéphane Hessel à l’ENS, au nom du fait qu’il était question du boycott des produits israéliens, et que le boycott serait illégal et en l’occurrence antisémite. Cela démontre définitivement qu’il y a deux poids deux mesures. Dans l’affaire de l’ENS, les commentaires s’étaient déchaînés, comme prévu, y compris sur Médiapart, dans un article d’Eric Fassin « Stéphane Hessel et les libertés publiques : l’ironie de Voltaire ».

Ce « deux poids, deux mesures » est bien la preuve que les politiciens français, de droite et de gauche, méprisent les peuples du sud. Daniel Schneidermann dans un article de son blog sur Rue89, « Florence Cassez : mais pour qui se prennent les Mexicains ? », l’a très joliment pris à la rigolade. Mais comme pour Eric Zemmour qui vient d’être condamné, si le boycott d’un pays est un délit, les politiques français (Aubry comprise) sont des délinquants. Seront-ils condamnés avec autant d’indulgence que je le supposais pour Zemmour.